Guides et articles / Arts
La Fuite en Égypte
Par Djamila Sedjerari, fondatrice, présidente. Publié le 27 janvier 2026.
Dans cette gravure, Madeleine Flaschner illustre l’une des scènes bibliques les plus bouleversantes : une famille qui part dans la nuit, contrainte de fuir, guidée par la foi, l’amour et l’impératif de protéger.
Ce passage de l’Évangile est un récit fondateur, mais il résonne encore puissamment aujourd’hui.
Car ces histoires ne sont jamais seulement anciennes.
La gravure magnifie cet instant suspendu et donne à voir l’exil qui, hier comme aujourd’hui, n’est jamais un simple déplacement.
L’exil est une rupture imposée, un arrachement, un saut dans l’inconnu.
Et l’exil n’est pas l’expatriation.
L’exil est contraint car l’expatriation est choisie.
L’un relève de la survie, l’autre d’un projet.
Partir peut être une fuite.
Mais partir peut aussi devenir une étape construite, préparée, sécurisée. Et C’est là toute la différence : quand le départ est anticipé, accompagné, protégé, il ne raconte plus une histoire de rupture, mais une histoire de transformation.
Parce que partir demande toujours du courage.
Mais partir protégé change profondément l’histoire que l’on s’apprête à écrire
« Ce n’est pas l’orage qui nous change, mais la façon dont nous y sommes préparés. »
Mots-clés : Madeleine Flaschnergravureexilfamille
Cet article prolonge un post publié sur LinkedIn.


