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Le clown
Par Djamila Sedjerari, fondatrice, présidente. Publié le 20 décembre 2025.
J’adore ce personnage du cirque.
Moi aussi,
Comme les aimait Madeleine Flaschner, qui les observait longuement avant de les peindre, avec cette tendresse mêlée de mélancolie.
Car le clown n’est pas toujours drôle.
Il est surtout vrai.
En cours de théâtre, j’ai appris une règle qui m’a marquée :
le nez de clown se met à l’abri.
On le pose.
On se donne un nom de clown
On adosse le personnage.
Et seulement alors… on l’incarne.
Le nez devient une protection.
Un prétexte.
Une permission.
On ne joue plus à faire rire.
On libère ses émotions.
Les maladresses, les fragilités, les silences, les excès.
Tout ce qui, d’ordinaire, reste contenu.
Le clown ne triche pas.
Il tombe, il rate, il recommence.
Il ne se moque pas, ne blesse pas.
Il fait rire ou pleurer.
Il émeut.
Il fait miroir, parfois.
Et peut-être que s’il nous touche autant,
c’est parce qu’il nous tend un miroir.
Dans la vie,
nous portons souvent un nez de clown invisible,
derrière lequel nous cachons
nos émotions, nos fragilités, nos failles.
Lui, au contraire, l’expose.
Et c’est sans doute pour cela
qu’il nous émeut autant
Mots-clés : Madeleine Flaschnerclownthéâtreauthenticité
Cet article prolonge un post publié sur LinkedIn.


