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29 octobre, Journée mondiale de l'AVC : prévenir, reconnaître, agir.
Par Djamila Sedjerari, fondatrice, présidente. Publié le 29 octobre 2026.
Les maladies cardio-neurovasculaires sont la deuxième cause de mortalité chez les femmes en France, derrière les tumeurs. L’AVC en fait partie.
Quelques repères 🇫🇷 En France
- Plus de 30 000 décès par AVC, dont environ 18 000 femmes (Santé publique France, 2022)
- 121 300 personnes prises en charge pour un AVC aigu en 2024, dont 47 % de femmes (Assurance Maladie)
- 25,4 % des adultes hospitalisés pour un AVC en 2022 avaient moins de 65 ans : l’AVC concerne aussi les personnes en pleine vie professionnelle
🌍 Dans le monde
- 7,3 millions de décès en 2021, dont près de 3,5 millions de femmes (48 %)
- 33 % de ces décès surviennent avant 70 ans (World Stroke Organization, 2025)
Derrière ces chiffres, des vies et des familles bouleversées.
Prévenir, c’est agir sur les facteurs de risque :
- Faire contrôler régulièrement sa tension artérielle, premier facteur de risque
- Bouger : au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine
- Arrêter de fumer et éviter le tabagisme passif
- Manger équilibré, avec moins de sel
- Limiter l’alcool
- Faire suivre son diabète, son cholestérol et ses troubles du rythme cardiaque, et respecter ses traitements
Le travail fait aussi partie de l’équation :
Une étude française (AP-HP, Inserm) a associé un temps de travail prolongé (10 heures ou plus par jour, au moins 50 jours par an) à un risque d’AVC supérieur de 29 %. Il s’agit d’une association, pas d’un lien de causalité démontré, mais elle rappelle que l’organisation du travail compte dans la prévention.
Reconnaître, c’est pouvoir agir a temps et une apparition brutale doit alerter :
- Un visage qui s’affaisse
- Une faiblesse d’un bras ou d’un côté du corps
- Une difficulté à parler ou à comprendre
- Une perte de vision ou d’équilibre inhabituelle
Un seul signe suffit : appelez immédiatement le 15 ou le 112, même si les symptômes disparaissent. Chaque minute compte.
En tant que professionnelle de la protection sociale, je suis convaincue que l’entreprise a un rôle à jouer : informer, faciliter l’accès à la prévention, être attentive à la charge de travail et accompagner les personnes touchées jusqu’au retour au travail.
Protéger, c’est aussi donner a chacun les moyens de reconnaître l’urgence.
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Cet article prolonge un post publié sur LinkedIn.

