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Des corps vrais, sans retouche ni silence
Par Djamila Sedjerari, fondatrice, présidente. Publié le 2 février 2026.
De l’art à la santé : reconnaître la fragilité
Madeleine Flaschner ne peint pas le corps idéalisé. Elle peint la déchéance du corps , non pas comme une chute, mais comme une vérité.
Des corps de femmes marqués par le temps, la maladie, la fatigue, les cycles, la vie. Des corps qui s’affaissent, se plient, résistent encore. Rien n’est dissimulé, rien n’est corrigé. Et c’est précisément là que son œuvre crée de l’émotion : elle nous oblige à regarder ce que l’on préfère souvent ignorer. Elle nous rappelle que le corps féminin n’est pas un objet de performance, mais un lieu de transformation permanente. La vraie vie n’est pas lisse. La santé non plus. Regarder ces toiles, c’est accepter que prendre soin commence par reconnaître la fragilité, la vulnérabilité, l’usure parfois , sans honte. Peut-être est-ce là que l’art rejoint profondément la santé : protéger non pas des idéaux abstraits, mais des corps réels, avec leur force et leurs failles
La fille aux nattes - toile
Madeleine Flaschner
Artiste Peintre et graveur 1933 - 2022
Mots-clés : Madeleine Flaschnercorps des femmesfragilitésanté
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